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L'écriture & moi

Je ne vais pas te mentir, je ne suis pas une grande autrice reconnue, qui passe ses week-ends dans des salons, à dédicacer furieusement les premières pages de ses ouvrages. En vérité, je rougis encore constamment en relisant mes vilaines fautes d'accord, ou de conjugaison. Alors, pourquoi est ce que je viens te casser les bonbons à te raconter mon rapport à l'écriture  ?

Tout simplement, parce que je ne crois pas que seuls les auteurs édités peuvent  en parler. Dans l'écriture, il y a quelque chose d'universel. On est tous à égalité face à un papier, avec un crayon dans la main. Et honnêtement, on est combien à s'adonner à cette passion secrètement ?

Toi d'ailleurs, qui viens d'atterrir sur cette page, est-ce vraiment le fruit du hasard ? Ne serais-tu pas un auteur refoulé, un scribouillard du dimanche, un doux rêveur, tout comme moi ? Alors, osons prendre la plume, et essayons d'assembler quelques phrases en donnant du sens à nos rêves.

Johnny disait qu'on avait tous en nous, quelque chose de Tennessee. Moi  je crois, qu'on a tous en nous, un écrivain qui s'ignore.

Que tu aimes rédiger des lettres à tes amis, que tu t'essaies à la poésie pour faire chavirer l'élu de ton cœur, que tu soignes tes postes facebook, instagram, ou que tu réfléchisses de longues minutes en écrivant un pavé sur messenger, ce qui se cache en toi, c'est de la graine d'auteur. Et tu peux être fier/fière ! Alors qu'attends-tu pour développer cette qualité ?

Personnellement, si l'amour de la lecture a toujours été présent, l'écriture, quant à elle, est apparue petit à petit dans ma vie. Peut-être comme toi, j'ai commencé à écrire pour mon plaisir, à travers un journal intime. À l'époque, mettre des mots sur les tracas de mon quotidien, me les rendaient plus compréhensibles et plus risibles. Je les gérais mieux, une fois couchés sur du papier. J'offrais également l'éternité, à mes joies, aux frémissements de mon cœur, aux amourettes qui me tournaient la tête. Progressivement, ces comptes-rendus factuels devinrent de plus en plus étoffés, et ce passe-temps devint un véritable intérêt...

Avant d'être de célèbres artistes, les auteurs d'aujourd'hui étaient au même niveau que nous, des apprentis du mot juste.

Ma grande sœur fut la première de la fratrie à se mettre à rédiger des histoires, et très vite, mon frère comme moi, avons tenté de la rattraper. Evidemment, chacune de nos "inventions", n'étaient rien de plus que des fanfictions d'Harry Potter, de Star Wars ou de nos jeux vidéos préférés, et sans grande surprise, nos qualités littéraires étaient grandement discutables, malgré les compliments charitables de nos parents. Ce qui importait alors, ce n'était pas l'originalité, mais le plaisir de se glisser dans un univers où l'on pouvait faire tout ce que l'on souhaitait.

Malgré cette activité occasionnelle, je n'avais jamais envisagé que cette fantasmagorie de gosse puisse prendre place dans la réalité. Jusqu'à ce que l'un de mes  professeurs de français, au collège, me complimente devant toute la classe pour ma rédaction. D'après lui, elle valait même mieux que certains textes publiés.

C'est mon premier déclic. On vient de m'offrir un élan qui me pousse à noircir des pages. Je veux voir l'un de mes livres en librairie.

Je n'ai même pas seize ans, et ma destinée me semble soudain toute tracée. J'ignore encore que rien n'est facile et quel drôle d'objectif je me suis fixée. Je termine le premier tome d'une saga qui ne sera jamais achevée, et j'en commence un nouveau, pleine d'enthousiasme. Je traverse le lycée sans trop d'encombre, tâchant de continuer la rédaction de mes histoires le week-end. Sauf que vient l'heure de l'orientation.

Où aller ? Quelle formation choisir ? Il aurait été merveilleux de découvrir à cet instant, qu'il existait un CAP écrivain, une faculté consacrée aux scénarios, un IUT pour les auteurs en devenir. Mais c'est le néant, et il faut bien formuler des vœux d'admission, en acquiesçant sagement lorsque l'on vous explique que "autrice" ce n'est pas un vrai métier.

Il faut alors trouver la motivation, et s'accrocher jusqu'au bout.

Après quelques péripéties dont un passage dans le monde de l'édition, je démarre une licence de psychologie, puis je me perds dans mes études et plus généralement dans ma vie. Je traverse une période difficile, où je me raccroche aux mots. Je commence par meubler le vide de mes journées par l'ébauche d'une histoire, puis je me prends au jeu, et soudain, les jours passent, les phrases caracolent, Un roman voit le jour.

Il n'est pas parfait, mais il est là devant moi. Et j'ai réussi ce que peu de personnes réussissent : achever un projet d'écriture. J'en suis fière, même si j'analyse que le rythme et la construction de l'intrigue sont un peu bancales. Malgré ses défauts, je l'envoie à des maisons d'édition.

Ensuite, c'est l'attente d'une réponse. Vais-je être publiée ?

Tout ce processus semble long. Trop long. De nombreuses maisons d'édition ne répondent pas. D'autres déclinent avec un courrier type. Je comprends que l'aventure de l'édition ne sera pas pour cette fois-ci. Puis une lettre me remonte le moral. On prend le temps de pointer les défauts de mon texte, mais on me complimente également pour certaines de ses qualités. Tout espoir n'est pas perdu.

Une évidence s'impose à moi : pour parvenir à mes fins, il me faudra de la persévérance, du travail, et encore du travail. Mais en y consacrant du temps et de l'énergie, rien n'est impossible. Pour chaque manuscrit terminé, je comprendrais une nouvelle subtilité sur la manière de composer une intrigue. Chaque refus, ne sera nullement un échec, mais une étape qui démontrera ma volonté. Il va falloir chuter et me relever, apprendre, et combattre ma feignantise, jusqu'à ce que l'une de mes histoires finissent entre les mains de lecteurs inconnus.

Tous les jours, j'apprends, et je comprends mieux comment ne pas finir avec l'angoisse de la page blanche, j'identifie les écueils à éviter. Et croyez le ou non, je viens encore d'achever un nouvel ouvrage. Et vous, quand est-ce que vous vous lancez ?