LA PASSE-MIROIR - Des fiancés de l'hiver à La mémoire de Babel


Je n’ai jamais parlé de la saga de la Passe-miroir car quand j’avais commencé à la lire, une pluie d’articles lui était déjà consacrée. Mais le tome 3 vient de sortir, donc j’ai le droit de mettre mon grain de sel là-dedans, nous allons dire !

Pour faire vite, dans le tome 1, Ophélie était une animiste (elle anime les objets) timide et maladroite. Cette indécrottable solitaire refusait tous les compagnons qui auraient pu devenir son mari, ne tolérant que la présence de son écharpe possessive et de certains membres de sa famille. Jusqu’à ce que l’esprit de sa famille décide de la faire épouser un jeune homme inconnu, habitant carrément sur une autre arche !

Ah ! Petite précision, le monde d’Ophélie a été un beau jour déchiré en plusieurs arches. Sur chaque arche, un esprit de famille, une sorte de divinité géante qui serait à l’origine de chaque lignée vivant sur sa parcelle de terre. Et chaque famille possède un pouvoir bien à lui ; certains peuvent se déplacer comme ils veulent dans l’espace, d’autres savent créer d’impressionnantes illusions, d’autres encore peuvent vous faire souffrir sans même vous toucher…

Ophélie se retrouve alors propulsée dans un autre univers, le Pôle, où tout est froid, les décors comme le cœur des hommes. Son futur époux, Thorn, est un homme taiseux, balafré, et à peu près aussi emballé par ce mariage que le serait un poulet pour passer à la casserole.

Mais qui plus est, le Pôle est contrôlé par différentes castes violentes et sournoises, et quelques habitants voient d’un mauvais œil l’arrivée d’Ophélie.