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LA COULEUR DU MENSONGE - Romance ou fantasy ?

20.05.2018

Romantique dans l'âme, j'ai toutefois un rapport complexe avec le genre de la romance. Souvent mal écrit, avec un champ lexical restreint, choisissant la facilité et le cliché; je suis très rarement convaincue. La faute certainement à la surproduction qu'a connu ce genre après le succès de Fifty Shades of Grey (même s'il ne s'agit que d'une sous-catégorie de la romance, la "new romance", plus adulte et basée sur la sexualité).

 

Alors je me méfie des ouvrages où l'amour est le thème central, surtout en jeunesse, où la mièvrerie tente de se faufiler un chemin. Ceci étant dit, je ne crache pas sur certains films ou ouvrages qui nous content joliment une rencontre qui fera battre notre palpitant. C'est pourquoi je me suis laissée tenter par "La Couleur du Mensonge".

 

La couverture et le résumé nous laissent rapidement présumer que les intrigues amoureuses auront leur importance dans le roman. En effet, Sage, notre héroïne orpheline recueillie par son riche oncle, se voit devenir "apprentie marieuse". Si elle se voit attribuer ce rôle, ce n'est certainement par vocation, mais parce qu'elle n'est pas jugée bonne à marier. D'après la haute société, la jeune demoiselle est bien trop impétueuse et indépendante. D'ailleurs, elle ne supporte pas l'idée de vieillir en obéissant au doigt et à l’œil d'un mari.

 

Passant peu inaperçue avec sa langue bien pendue, l'entremetteuse de leur ville la prend sous son aile, et décide d'utiliser ses talents de belle parleuse et de fine observatrice pour l'aider à choisir du destin de Demora. Car voilà, les unions que créent les marieuses n'ont rien d'anodin, et il s'agit bien là de politique ! Bien sûr, elles cherchent à façonner des couples heureux, mais les entremêlements des familles peuvent assurer ou compromettre l'avenir de certaines - surtout lorsqu'on est en période de guerre.

 

Sage va donc être utilisée comme espionne, se faufilant dans tous les milieux, surtout durant le voyage qu'elle entreprend avec les candidates au Concordium - une célébration organisée tous les cinq ans pour les mariages les plus prestigieux. Toutefois, un danger guette leur groupe, et elle va devoir s'organiser avec le bataillon de militaires qui les escortent, sans savoir à qui elle pourra faire confiance...

 

L'impression que m'a donné ce roman, est celle que l'auteur a mélangé un peu d'Orgueil et Préjugés avec Mulan. Sage Fowler est une héroïne attachante, qui n'est ni une guerrière surhumaine, ni une princesse naïve, mais une jeune femme qui sait jouer de ses qualités, et qui parfois, se fait duper.

 

Ce que j'ai également trouvé intelligent, c'est le recul de l'auteur qui se résume dans un paragraphe : Sage est alors entourée de beaux partis, et reconnait que malgré tout son féminisme, il se pourrait qu'elle est quelques attraits pour le pouvoir et la vie de château - ce qui ne manque pas de la décontenancer, avant qu'elle ne se reprenne !

 

L'auteure - Erin Beaty - a un véritable talent de conteuse. Les personnages sont attachants, malgré les jeux de dupes et même si la partie "intrigues politiques et militaires" apparaît plus comme un prétexte dans ce premier tome, je ne doute pas qu'elle saura les développer par la suite, en mettant certainement l'accent sur le peuple des "kimisars", les ennemis de Demora, qui me semblent plus profonds que l'étiquette qui leur a été collée.

 

J'ai vraiment passé un très bon moment, et j'ai lu très rapidement les plus de 500 pages de cette histoire, à tel point que j'attends avec impatience la sortie du deuxième tome. Ce sera mon petit plaisir coupable romantique !

Je le conseille donc à toutes les personnes qui n'ont rien contre les histoires d'amour, et qui aiment le bluff et les manipulations !

 

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