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LES AVENTURIERS DE LA MER - Robin Hobb encore et toujours...

21.09.2018

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Attention, Les Aventuriers de la Mer est la continuité du premier cycle de L'Assassin royal, dont je vous ai parlé ICI. Même si elle peut sans problème se lire indépendamment, je ne peux que vous conseiller de découvrir les tribulations de Fitz, du Fou & cie avant.

 

Je pensais tenir un coup de cœur unique en compulsant nerveusement les pages de L'Assassin royal, il y a quelques mois et je n'imaginais pas pouvoir revivre cela. Après Harry Potter, c'était une révélation ! C'est donc tout naturellement, qu'en ayant fini le premier cycle des aventures de Fitz, je me tournais vers Les Aventuriers de la Mer, saga de la même auteure, sans croire que ce serait la même magie.

 

Enfin, quand je dis tout naturellement... Après un petit raté. Car voilà, Les Aventuriers de la Mer se niche entre le premier cycle de L'assassin royal, et le deuxième cycle. N'ayant malheureusement pas bien saisi l'importance de cette autre saga, j'ai dévoré la première intégrale du deuxième cycle avant de commencer celle des Aventuriers de la Mer. En bref, je me suis montrée trop impatiente.

 

M'éloigner de Fitz ? C'était impensable ! Je voulais savoir ce qui se passait désormais pour lui. Grave erreur. Je me suis ainsi auto-spoilée, ce qui est franchement agaçant et pas malin. Donc si vous êtes seulement en train de finir le premier cycle de L'Assassin royal, surtout ne faites pas l'impasse sur Les Aventuriers de la Mer, vous risqueriez de rater d'importantes informations, l'introduction de personnages que vous retrouverez dans les Six-Duchés plus tard, et l'évocation de nouveaux conflits. Je sais, au début ça paraîtra difficile, mais après vous aimerez peut-être encore plus cette nouvelle saga...

 

Personnellement, c'est encore une réussite, tout comme L'Assassin royal, voir plus, puisque certains thèmes m'ont beaucoup enthousiasmée. En effet, Robin Hobb met l'accent ici sur des femmes fortes, et comment elles choisissent de s'affirmer et de se créer une place dans une société qui aimerait les cantonner en femmes au foyer.

 

Je reconnais avoir eu quelques difficultés durant les premiers chapitres à m'immerger dans une histoire sans Loinvoyant, mais qui se passe quand même dans le même monde, sans être au milieu des Six-Duchés (vous suivez ?). En plus, les nouveaux personnages ne m'ont pas tout de suite plu, mais maintenant que je vais bientôt terminer leurs aventures, je crois qu'ils vont beaucoup me manquer.

 

Cette fois-ci, on se retrouve en dessous des Six-Duchés, au nord de la Chalcède (ce pays de tarés qui trouvent que l'esclavage c'est normal), pas très loin du Désert des Pluies. De très nombreux personnages se succèdent : une jeune femme de bonne famille qui voudrait naviguer, un capitaine pirate redoutable, des serpents des Mers en quête de souvenirs, un bateau fou...

 

A Terrilville, les familles des Premiers Marchands vivent du commerce grâce à leur vivenef : des bateaux inestimables, qui au bout de trois générations, ont une figure de proue qui s'éveille, et qui se voit douer de parole et de conscience. La Vivacia, la vivenef des Vestrit, la famille d'Althéa, est sur le point de se réveiller, ce qui signifie que le patriarche va y mourir et qu'Althéa, sa fille cadette, devrait en hériter.

 

Seulement, cela ne se passe pas comme prévu. Malgré les talents de marin d'Althéa, rebelle jeune fille qui a grandi sur le pont de la Vivacia, c'est à sa sœur aînée que revient le bateau. Cette dernière s'empresse de nommer son mari Kyle  Havre, capitaine, et lui, choisit de pousser Althéa dans ses derniers retranchements, jusqu'à lui interdire l'accès à la Vivacia.

 

Pourtant, la vivenef ne peut naviguer sans un membre de la famille à bord. Alors Kyle Havre fait revenir l'un de ses fils d'un monastère où il apprenait la prêtrise, pour arpenter les mers avec lui. Hiemain, le pauvre garçon qui n'avait d'autre ambition que servir son dieu Sâ, va devoir tout abandonner pour cette nouvelle vie, qu'Althéa aurait tout donner pour avoir...

 

Les conflits familiaux s'imbriquent dans des problématiques plus graves : quel avenir pour les familles de Marchands qui perdent de plus en plus de pouvoir et de richesses, à cause de la mauvaise politique du gouverneur ? Que faire de ses serpents des mers qui grouillent dans les eaux ? Doit-on laisser l'esclavage s'installer ? Que cache le peuple du Désert des Pluies ? Et c'est qui cette mystérieuse Ambre, aux mains étrangement gantés ?

 

On reste encore et toujours suspendu à la plume de Robin Hobb, qui ne connait aucune baisse de régime, et à chaque fin de chapitre, on attend avec impatience le retour du personnage que l'on vient de quitter pour un autre (les romans chorals, c'est vraiment cruel!). L'auteure nous fait même découvrir un anti-héro dont on ne sait jamais trop quoi penser, le redoutable capitaine Kennit. Gentil ? Méchant ? La psychologie des personnages est toujours aussi épaisse, et le texte se pare d'atours philosophiques par moment, poussant le lecteur à réfléchir sur des notions de moralité, de bien et de mal, d'acceptation des aléas de la vie.

 

L'univers créé par Robin Hobb est toujours juste, toujours intrigant, on ne cesse de s'émerveiller, de se scandaliser, de se questionner... On aime puis on déteste, puis on ré-adore certains personnages en fonction de leurs choix et de leurs évolutions, tout est toujours en mouvement, à tel point qu'on a l'impression en lisant les Aventuriers de la Mer, que l'histoire qui nous est contée est vraie, que l'on a simplement basculé dans un nouveau monde que l'on ignorait jusqu'à présent.

 

Une réussite en tout point qu'il faut absolument lire.

 

 

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